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IA ET LA «BULLE»

Aujourd'hui, en juillet 2026, beaucoup de gens chantent encore les louanges de l'IA. On nous prédit comment tout va pour le mieux et dans quelles proportions gigantesques l'IA va changer la vie des gens. C'est probable, mais pas gagné pour autant. Nous vous conseillons surtout de faire attention, car il y a un angle mort dans tout cela: les retombées financières. Quelles sont-elles et comment peuvent-elles être obtenues ? En effet, si aujourd'hui il y a une pluie d'investissements et de financements pour l'industrie de l'IA, demain, les investisseurs voudront empocher les profits. Existeront-ils? Si ce n'est pas le cas, tout partira en fumée. Et alors, ceux qui prédisent aujourd'hui un avenir radieux pour l'intelligence artificielle et ceux qui y croient deviendront le dindon de la farce quand la «Bulle» éclatera.



Le teste du profit

Ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais le fossé entre ce qu’on en attend et ce qu’elle délivre réellement. Une «bulle économique» (également appelée «bulle financière», «bulle spéculative» ou simplement «bulle») correspond à une situation dans laquelle le prix d'un bien est beaucoup trop élevé par rapport aux profits qu'il générera à l'avenir. Il y a alors une décorrélation croissante entre la valeur réelle du bien et le prix auquel il est changé. Au début des années 2000, on a assisté à cela avec les services fournis via Internet, la fameuse «bulle dot-com». Celle-ci a fini par faire chuter et disparaître des entreprises qui semblaient être éternelles, comme Enron et WorldCom. Aujourd'hui, nous sommes face à une «bulle IA», dans laquelle l'IA est le «bien» surévalué, et OpenAI et Anthropic sont les entreprises en pole position pour chuter en cas d'éclatement de la «bulle».


L’avenir, vendu avant d’exister

La dispute ne porte pas sur le caractère impressionnant de la technologie, mais sur la capacité du modèle économique à survivre. En juin 2026, l'IA n'est rien d'autre qu'un aspirateur d'argent géant qui ne rapporte aucun bénéfice. Il n'y a que des promesses fantasmagoriques d'un «lendemain qui chante» dans un futur indéterminé. Un avenir alléchant qui ne se produira que si l'IA est adoptée à très grande échelle, et si les utilisateurs, les entreprises en tête, acceptent de payer un coût qui pourrait devenir faramineux avec le temps. Si cela ne se produit pas, l'éclatement de la «bulle IA» est très probable, entraînant la faillite des entreprises d'IA ainsi que de celles qui leur sont intimement liées. Des pertes plus ou moins importantes sont également à prévoir pour tous les autres acteurs de l'écosystème de l'IA.


L’IA n’a pas de problème d’intelligence. Elle a un problème d’argent!

Le débat ne porte pas sur le caractère impressionnant de la technologie, mais sur la capacité du modèle économique à survivre. C'est très probablement le cas, car les IA actuelles prouvent chaque jour magistralement leur incapacité à générer le moindre profit pour leurs créateurs. Et cela restera ainsi, à moins qu'un miracle ne se produise: que l'IA passe de l'état d'idiot du village à celui de titulaire d'un doctorat en physique quantique. Nous croyons donc que cette «bulle» finira par éclater ; c'est une question de temps et de prise de conscience. Pour l'instant, nous vivons encore à l'ère des promesses exagérées, où chaque algorithme est présenté comme une révélation et chaque chatbot comme un «génie». Chaque nouveau produit, application ou version d'intelligence artificielle est présenté comme la «fin de l'humanité (ou la fin de la médecine, du travail, de la sécurité informatique, etc. — l'imagination des dirigeants d'entreprises d'IA et de leurs acolytes est inépuisable) telle que nous la connaissons aujourd’hui». Mais surprise! La réalité est infiniment moins spectaculaire: les performances de l'IA sont modestes (dans le meilleur des cas)! Et quelqu'un devrait payer pour les promesses qui ne se concrétisent pas.


Les perdants et les gagnants

Même si la bulle de l’IA éclatait, l’intelligence artificielle ne disparaîtrait pas ; seules les entreprises qui ont misé au mauvais endroit seraient éliminées. Les entreprises d'IA, OpenAI et Anthropic en tête, résistent encore en créant le buzz et en multipliant les annonces grandiloquentes présentant des performances d'IA dignes d'un film de science-fiction. La durée de leur survie dépend du temps pendant lequel les «pigeons» (fonds d'investissement, banques, autres entreprises, États) continueront à les financer. Lorsque cela s'arrête, la «bulle» éclate et les entreprises d'IA, OpenAI et Anthropic en tête, font faillite. Elles seront alors les perdantes. Les gagnants seront les IA appartenant à des entreprises ayant une «profondeur stratégique» comme Microsoft, Alphabet ou SpaceX de Musk. Ce sont elles qui récolteront les morceaux des perdants (données, logiciels, techniciens, clients).


IA après l'éclatement de la bulle

Si l’enthousiasme financier s’effondre, l’IA ne disparaîtra pas; elle entrera dans une phase plus mature, où les résultats compteront davantage que les promesses. Pourtant, la technologie IA continuera d'avancer. Pas à pas, par accumulation. À l'image du premier ordinateur. À l'image d'Internet, qui n'est pas apparu du jour au lendemain sous la forme qu'on lui connaît aujourd'hui, mais qui s'est développé progressivement. Nous pensons que l'IA va continuer à évoluer et à se perfectionner, et qu'un modèle financier solide et réaliste sera mis en place tôt ou tard. Elle deviendra alors un outil vraiment utile pour l'humanité. Du moins, nous l'espérons. Extrait des articles «IA, rêve, cauchemar ou pétard mouillé» et «L'IA: intelligence artificielle ou idiotie artificielle?»


Notre résumé:

  1. Peu importe à quel point la technologie est impressionnante, le véritable examen consiste à savoir si elle peut générer du profit de manière durable.

  2. Le problème ne vient pas de la technologie elle‑même, mais de l’écart entre les attentes et les résultats.

  3. Le débat ne porte pas sur le caractère impressionnant de la technologie, mais sur la capacité du modèle économique à survivre.

  4. Le véritable enjeu est la distance entre les attentes créées et les résultats concrets.

  5. Même si la bulle de l’IA éclate, l’intelligence artificielle ne disparaîtra pas ; seules les entreprises qui ont parié sur les mauvaises stratégies seront éliminées.

  6. Si l’enthousiasme financier s’effondre, l’IA ne disparaîtra pas : elle entrera dans une phase plus mature, où les résultats compteront davantage que les promesses.

 

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