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IA: INTELLIGENCE ARTIFICIELLE OU IDIOTIE ARTIFICIELLE?

Ce qui nous a été promis jadis et qui est vendu aujourd'hui comme de l'IA s'apparente en réalité plutôt à de l’«Idiotie Artificielle». Plus les gens la comprennent, plus l'industrie travaille dur pour nous rendre dépendants de cette technologie, afin de nous demander sous peu de payer le prix fort pour l'utiliser. Et vite, car la faillite approche à grande vitesse. Dans le même temps, il est évident que l’IA est nécessaire, mais pas comme le disent les entreprises du secteur et leurs partenaires. Ci-dessous, nous vous décryptons les enjeux, les manipulations et tout ce qui se cache derrière les discours publics concernant l'IA. Nous avons acquis cette expertise grâce à notre expérience: 19 ans vécus sous le régime communiste en Roumanie, puis une carrière d'avocat pour Angelo et de professeur pour George, les auteurs de ce blog.



2023: l'IA entre dans le jeu

L'IA a fait son entrée fracassante dans l'arène publique en 2023. Jusqu'alors cantonnée aux cercles scientifiques ainsi qu'aux livres et films de science-fiction, elle est soudainement devenue omniprésente dans nos vies. Cela s'est produit grâce à Sam Altman, le dirigeant de l'entreprise OpenAI, le créateur de ChatGPT. Pour le lancer, il a fait des déclarations tonitruantes selon lesquelles ChatGPT, et l'IA en général, allaient bouleverser tout ce que nous savions et changer à jamais nos vies. S'ensuit un prétendu «coup de palais» qui a vu Sam Altman débarqué par les autres membres du Conseil d'Administration. Ils étaient soi-disant horrifiés par les perspectives d'une IA échappant au contrôle des Humains. Quelques jours plus tard, coup de théâtre: les employés de l'entreprise se révoltent, déposent la «junte» qui avait renversé Sam Altman et le réinstallent à son poste! Un véritable mélodrame hollywoodien amplement débattu dans les médias et sur les réseaux sociaux! Le spectacle était total, et en voici la conséquence: ChatGPT et l'IA font irruption dans nos vies, suscitant admiration et émerveillement. Tout le monde ou presque y voyait désormais le miracle du XXIesiècle, une sorte de sorcellerie 2.0 (celle produite grâce aux nouvelles technologies liées à Internet).


2025: ChatGPT sous les attaques du Claude

Pendant les deux années suivantes, ChatGPT a régné sans partage sur les médias et l'attention des utilisateurs. Son nom était synonyme d'IA. Mais au début de l'année 2025, Claude (l'IA produite par l’entreprise Anthropic sous la direction de Dan Amodei) conteste sa place et veut lui voler la vedette. Tout commence par deux clips publicitaires dans lesquels on affirme que Claude est une IA meilleure que ChatGPT. Ces clips ont été diffusés lors du Super Bowl (finale du championnat de football américain), un événement qui rassemble des centaines de millions de spectateurs aux États-Unis et dans le monde entier. Par la suite, une guerre sans merci s'engage entre les deux IA qui se battent pour le même gâteau: l'argent des investisseurs et des utilisateurs d'IA. Des attaques incessantes, des lancements de nouvelles versions prétendument meilleures que celles de l'autre, etc. Plusieurs objectifs sont poursuivis, dont l'obtention de financements plus importants et d'une meilleure position sur le marché. Accessoirement, il s'agit de convaincre les utilisateurs qu'elles sont les seules IA sur le marché, ce qui est loin de la vérité.


Les autres IA et leur silence médiatique

Pourtant, de nombreuses autres entreprises produisent de l’IA, mais se manifestent beaucoup moins dans l'espace public. Il s'agit de celles qui sont moins importantes, comme Perplexity ou les entreprises européennes telles que Mistral AI, fleuron de l’industrie française. Soit elles ne maîtrisent pas les compétences nécessaires pour s'imposer au public, comme c'est le cas des IA chinoises telles que DeepSeek. Enfin, il y a Grok de Musk, Gemini d'Alphabet (la maison mère de Google), Copilot de Microsoft ou encore Llama de Meta (la maison mère de Facebook), dont les producteurs ont choisi de rester discrets. Ils préfèrent rester dans l'ombre et laisser ChatGPT d'OpenAI et Claude d'Anthropic occuper le devant de la scène, se battre entre eux et imposer l'IA comme un incontournable de nos vies. Une stratégie de «passager clandestin»: profiter du battage médiatique et de l'engouement général pour l'IA provoqué par les deux, sans s'y mêler et sans dépenser d'argent en publicité ou en promotion. Ils évitent également de prendre des risques et de se retrouver dans des situations controversées, voire carrément douteuses. Une stratégie «intelligente» si l'on considère ce qui s'ensuit.


2026: Le trouble de développement

Aujourd’hui, l’IA se distingue par son incapacité à tenir les promesses qui nous avaient été faites. Il est impossible d'obtenir quelque chose de qualité de la part de l’IA sans un travail adéquat et significatif de la part de l'utilisateur. En effet, les IA accessibles au public sont un peu comme des «fourre-tout», des «généralistes». Sur le papier, elles sont capables de tout, dans tous les domaines. En réalité, elles excellent plutôt à produire des déchets intellectuels, sauf si l’utilisateur sait s'en servir correctement. Et le mécontentement des utilisateurs ne fait qu'augmenter avec chaque nouveau produit ou version. Celles-ci nous sont présentées comme étant plus performantes, plus capables, etc. que les précédentes. En les utilisant, les utilisateurs trouvent que c'est plutôt l'inverse.

La langue de bois de l'IA

On la retrouve sans cesse dans tous les textes générés par l'IA. Ceux-ci se reconnaissent à des kilomètres à la ronde en raison des stéréotypes utilisés, du langage artificiel ou rigide et du manque d'imagination dans l'expression. Il s'agit d'une répétition incessante de structures et de schémas tombés dans le cliché, qui semblent «assemblés» par un ingénieur sénile, avec l'imagination d'un seau rouillé. Et pour nous duper plus efficacement et nous faire croire que la technologie se développe, les entreprises d'IA lancent maintenant de nouveaux produits prétendument «spécialisés» pour des tâches spécifiques: codage, logistique, juridique, ressources humaines, etc. Celles-ci sont nommées «Agents IA» pour les différencier des «Modèles IA» qui auraient été la génération précédente d'IA. Tout cela est assorti de définitions appropriées dans cette magnifique langue de bois, marque de fabrique de l'IA !


Exemple de langue de bois de l’IA

Par exemple, Gemini (l’IA de Google) nous dit qu'« un modèle d’IA est un algorithme mathématique entraîné sur de vastes quantités de données pour accomplir une tâche spécifique, comme prédire un prix, générer un texte, une image». Et qu'un «Agent IA est une entité autonome, un système informatique supérieur qui utilise un ou plusieurs modèles d'IA comme moteur de réflexion, mais auquel on ajoute de la mémoire, des outils et une capacité à interagir avec le monde extérieur pour atteindre un objectif global.». Et voilà comment la Révolution IA se révèle de plus en plus être une «Révolution du marketing des IA», plus précisément une «Révolution de la vente des IA». Tout est donc mis en œuvre pour nous faire croire qu'un «Agent IA» est quelque différent et plus évolué qu'un «Modèle IA», que nous devons donc l'acheter immédiatement. Or, dans les faits, ce n'est pas du tout le cas.


La vérité?

En réalité, les «Agents IA» qui apparaîtront vers la fin de l'année 2025 ne seront que les «Modèles IA» des années 2023-2024, retravaillés pour donner l'impression d'être plus évolués et plus performants. Il s'agit des mêmes IA, seulement entraînées et alimentées principalement avec des données spécifiques à leur domaine de «spécialisation». Puis, on les a lancés avec un nouveau nom, et c'est tout: un beau tour de passe-passe, et voilà la nouvelle génération d'IA. Il n'est donc pas surprenant que les résultats de ces «Agents IA» soient plutôt décevants, loin des performances vantées par leurs créateurs. Il y a fort à parier que l'année prochaine, nous aurons droit à d'autres annonces triomphalistes du même acabit. Conscients que cette approche pourrait ne plus fonctionner, d'autres cherchent à mettre au point de nouvelles IA mieux adaptées aux besoins des utilisateurs.


«Modèle du monde»

Un exemple est le «Modèle du monde» de Yann Le Cun (l'ancien directeur de l'IA chez Meta): une IA qui possède en son sein un espace reproduisant l'environnement dans lequel elle est utilisée, ainsi que son état et sa dynamique. Dans cet espace, l'IA effectue des simulations des tâches qui lui sont confiées : elle crée des prototypes de réponse, vérifie les résultats obtenus et évalue leurs conséquences potentielles. Les travaux demandés seront fournis aux utilisateurs une fois que les simulations internes auront démontré qu'ils atteignent le niveau de qualité escompté. Si cela sera possible et si une véritable «intelligence artificielle» en résultera, seul l'avenir nous le dira. Pour le moment, il faut constater que le roi, ou plutôt la reine (car l'intelligence artificielle est de genre féminin), est nu, plus précisément dépourvu d'intelligence !


Que fait-elle réellement?

Une fois qu’elle a été utilisée à grande échelle, il est vite devenu évident que l’IA pouvait essentiellement effectuer deux types de tâches. Le premier est de fournir des informations et/ou des textes déjà présents dans sa base de données, en somme, un moteur de recherche Google plus évolué. Le deuxième est de «mélanger» des textes, des données et des informations existantes. Lorsqu'on lui demande de produire un certain travail, l'IA prend ce qui a déjà été fait par le passé sur le sujet, fait un amalgame plus ou moins sophistiqué et le retravaille pour l’adapter à notre demande. Donc, rien de plus que ce que nous savions ou pouvions faire nous-mêmes, pourvu que nous en ayons la motivation et le temps, et que nous fournissions l'effort intellectuel requis. En règle générale, le travail de l’IA est nettement inférieur à ce que nous aurions pu faire nous-mêmes. Et cela pour une bonne raison: l'IA ne nous donne que ce qui est prévisible, ce qui rentre dans un moule prédéterminé par sa programmation et/ou correspond aux clichés d'une logique mathématique. Et tout cela dans une magnifique langue de bois, comme on a pu le voir ci-dessus!


Le mirage de l’IA

L'IA est-elle capable d'inventer, de créer quelque chose de réellement nouveau, de trouver une autre méthode, une autre théorie, une autre vision que celles qui existent déjà? Non. L’IA est-elle capable de nous offrir quelque chose de vraiment «intelligent» (selon les critères humains)? Encore une fois, la réponse est non. C'est le mirage de l'IA: les entreprises d'IA nous promettent des choses pareilles à chaque nouvelle mise à jour, version ou produit; souvent, de telles merveilles nous sont présentées dans des démonstrations réalisées par les «experts» IA (qui, en règle générale, sont soit liés aux entreprises d'IA, soit des «idiots utiles» du secteur). Mais quand nous les utilisons nous-mêmes, ces merveilles demeurent introuvables. En d'autres termes, la bande-annonce est géniale, mais le film est nul.


L’IA et l’argent

L'IA coûte une fortune à ses créateurs, mais elle n'apporte que très peu de revenus. Le pire, c'est qu'en dépit de son «intelligence» tant vantée, l'IA n'a pas inventé de méthode propre pour faire gagner à ses créateurs au moins autant qu'elle leur coûte, sinon plus. Par conséquent, pour vendre leurs IA et générer des revenus, les entreprises du secteur utilisent les mêmes méthodes publicitaires et commerciales qu'on enseigne dès la première année dans les écoles de commerce. Et quand cela ne suffit pas, elles ont même recours à des méthodes bien connues et utilisées depuis longtemps dans le commerce. L'une d'elles, frôlant l'arnaque, est la «shrinkflation»: la quantité d'un bien diminue, alors que son prix reste stable. Sauf que les entreprises d'IA font pire. Exemple: Anthropic a récemment annoncé en fanfare qu'il augmenterait le volume de son token tout en baissant son prix. Au bout d'un certain temps, les utilisateurs constatent qu'ils paient beaucoup plus cher pour moins de services.


IA: de l’«intelligence artificielle» à l’«idiotie artificielle»

Pourtant, les entreprises d'IA et les «experts» IA nous disent que l'IA est «intelligente» et qu'elle est en bonne voie pour le devenir encore davantage. Cela selon les critères scientifiques, mathématiques qu'ils disent employer pour juger ses performances. En revanche, les utilisateurs, eux, trouvent que les IA relèvent de la catégorie des «idiots». C'est parce qu'ils la jugent selon les critères courants chez les humains. Pour eux, il serait donc plus approprié de traduire les initiales IA par «idiot artificiel» plutôt que par «intelligence artificielle».


Chances d’amélioration? Nulles

Et la situation n’est pas près de s'améliorer, bien au contraire. Déjà, les IA développées jusqu'à présent sont des «intelligences mathématiques – logiques» fortement limitées par rapport à l'Intelligence Humaine (sujet largement abordé dans «Intelligence de l’IA: réalité ou illusion» sur notre blog). À cela s'ajoute la qualité de plus en plus médiocre des données utilisées pour les entraîner et les alimenter. Au début, on utilisait principalement des œuvres de qualité (littéraires, scientifiques, etc.) à cette fin. Ce n’est plus le cas aujourd'hui. En règle générale, toute œuvre d'une certaine valeur, qu'elle soit écrite, filmée, chantée ou produite de manière similaire, est protégée par le droit d'auteur et les entreprises doivent payer pour pouvoir l'utiliser. Ce qu'elles ne veulent pas faire ou, très probablement, ne peuvent plus faire par manque de moyens. Toutefois des tels œuvres sont encore utilisée sans autorisation, ce qui débouche sur des plaintes devant les tribunaux portes par les ayants droits. Quelques jugements ont déjà été rendus et ils sont gravement défavorables aux entreprises d’IA. Exemple: Anthropic a dû payer près de 2 milliards de dollars de dommages et intérêts pour avoir entraîné son IA avec des livres téléchargés illégalement. Plusieurs autres affaires de ce type sont en cours, comme celles intentées par plusieurs médias, dont le New York Times et CNN (qui attaquent Perplexity pour utilisation sans droit de contenus produits par la chaîne).


Le serpent qui se mord la queue

Dans ces conditions, les entreprises d'IA se tournent naturellement vers les informations du domaine public, gratuites et accessibles à tous, ainsi que vers celles qui circulent sur les réseaux sociaux. D'ailleurs, l'achat de Twitter, aujourd’hui X, par Musk a eu pour but principal d’obtenir un accès illimité aux publications pour «nourrir» Grok, son IA; l'utilisation du «X» à des fins politiques fut un bonus. Cependant, cela se fait au détriment de la qualité des données utilisées, car la plupart des contenus véhiculés sur les réseaux sociaux sont de mauvaise qualité, voire nuls. De plus, une part croissante de ces données est produite par des IA. Le résultat? Les IA sont de plus en plus entraînées et alimentées par d'autres IA, ce qui ressemble à un serpent qui se mord la queue. Cette situation suscite une inquiétude grandissante dans les entreprises. Voici donc l'un des paradoxes de l'industrie de l'IA: on nous pousse à consommer de plus en plus d'IA, tout en exigeant de plus en plus de contenus «humains» pour «nourrir» ces mêmes IA afin qu'elles «hallucinent» moins.


Les «hallucinations» des IA

L'IA est présentée comme un miracle numérique dont les créateurs prétendent savoir tout de tout. En réalité, parfois l'IA invente des bibliographies avec autant d'élégance qu'un collégien invente des excuses pour ne pas faire ses devoirs. Elle présente également des citations tirées d'ouvrages qui n'existent pas, des faits faux comme étant vrais, et bien d'autres exemples du même genre. L’IA se transforme alors en un générateur professionnel de fictions scientifiques. Et que dire de ces liens qui mènent à de vrais articles, mais qui n'ont absolument aucun rapport avec le sujet? C'est carrément poétique, honnêtement; une sorte de «Oui, ça existe! Mais ça parle d'autre chose. Bonne chance pour trouver le lien!» Et on ne peut vraiment pas leur en vouloir: ils semblent parfaits tout en nous livrant de la fiction comme s'il s'agissait de faits avérés. Un talent que les êtres humains connaissent sous le nom de «mensonge». Peut-on donc affirmer que l'IA est enfin parvenue à ressembler à l'être humain?


«Hallucination», preuve de l’idiotie

L’IA «hallucine» à cause d'un défaut structurel: elle est construite pour répondre à notre demande de la manière la plus appropriée selon la logique mathématique. Elle choisit donc uniquement ce qui lui apparaît comme le plus exact ou vrai. Elle choisit également ce qui est le plus souvent mentionné dans sa base de données par rapport à l’objet de la demande. Et quand elle ne trouve pas exactement ce dont elle a besoin, l’IA prend ce qui lui semble le plus approprié ou le plus probable, même si cela n'a rien à voir avec le sujet. De plus, sa base de données contient beaucoup d'informations incorrectes, fausses ou pouvant être interprétées de plusieurs manières en fonction du contexte. Un humain saurait, en règle générale, se débrouiller avec tout ce bazar en se basant sur ses connaissances, son expérience de vie, sa logique, ses émotions, etc. Ce n'est pas le cas de l'IA qui prend pour vrai ce qui semble tel ou ce qui est désigné comme tel. Par la suite, elle nous le sert sans aucun jugement critique. De même, si une citation est attribuée à une certaine œuvre, l’IA ne vérifiera pas si elle est exacte ou si cette œuvre existe réellement; elle croira simplement et bêtement que c'est vrai. C'est ainsi qu'elle «invente» des choses, qu’elle «hallucine». Récapitulons: elle ne sait pas distinguer le vrai du faux si ceux-ci ne sont pas clairement indiqués comme tels. Elle est incapable de comprendre et de se débrouiller avec les nuances et les subtilités. Donc, c'est une «idiote».


La suite des «hallucinations»

Mais bien sûr, l’architecture est irréprochable, car les IA sont « entraînées » pour paraître comme faisant autorité. Bientôt, nous verrons des entreprises tenir des réunions de crise parce que l’IA leur aura recommandé d’acheter un produit inexistant. Comme l'IA s'était montrée si convaincante, tout avait été planifié dans les moindres détails: le budget, la mise en œuvre, la formation du personnel, etc. Puis la vérité a éclaté au grand jour. Et le grand PDG se demande: «Que faut-il faire quand l'IA se trompe de manière aussi spectaculaire?» Réponse courte (et cynique): publiez un article rédigé par l'IA qui devient viral. Puis, on découvre que la moitié de la bibliographie est un conte de fées créé de toutes pièces.


Faut-il pour autant renoncer?

Il faut toutefois remarquer que les entreprises d'IA deviennent de plus en plus malignes. Exemple : posez une question à Gemini. Il vous répondra avec la mention «Gemini est une IA et peut se tromper, y compris sur des personnes» en bas de la réponse. Un genre de «à vos risques et périls»! En conséquence, nous pouvons choisir d'aimer cette technologie et de continuer à l'utiliser. Ou bien, nous pouvons suivre les conseils de certains et la reléguer aux brochures marketing, sans l'utiliser dans notre vie privée ou professionnelle. Nous vous conseillons: utilisez-la. Beaucoup. Intensément. Chaque fois que c'est possible.


Utilisons-la!

Certes, l'IA n'est pas une «intelligence» et ne nous transforme pas en génies tels qu’Einstein, Da Vinci et Baudelaire réunis. En revanche, c'est un outil puissant et efficace qui peut encore évoluer; en d'autres termes, un marteau. Un marteau 2.0 (activités sur Internet), bien sûr, mais un marteau tout de même. Mal employée, elle peut endommager des cerveaux, des budgets, des réputations et causer de nombreuses autres conséquences négatives (manque de succès, déclassement social, perte d'argent, etc.). Bien employée, elle nous permet d'accomplir toutes sortes de tâches, y compris les plus complexes, tout en nous faisant gagner du temps, en économisant des efforts et en réduisant les coûts. Mais pour cela, il ne suffit pas de savoir comment elle fonctionne, d'avoir appris quelques astuces ici et là. Et encore moins de suivre les conseils, guides et tutoriels des divers «coaches» et «experts» improvisés sur les réseaux sociaux ou dans les médias. En revanche, il faut étudier, analyser et tester pour trouver l'IA la mieux adaptée à chacun et à la tâche à accomplir. Et plus la tâche est complexe, plus il est probable qu'il faille utiliser plusieurs IA, chacune étant la mieux adaptée à une partie de la tâche.



Étude de cas: «coder»

Selon les entreprises d'IA et leurs partenaires, «coder» avec l'IA est si simple que tout le monde pourrait le faire: l'IA fait tout le travail. Il suffirait de lui demander ce que l'on souhaite et d'attendre tranquillement qu'elle nous le livre. C'est un mensonge: laisser l'IA agir à sa guise peut entraîner des conséquences désastreuses allant de la suppression de la base de données de l'entreprise à la fourniture d'un code truffé de bugs, inutilisable et susceptible de rendre d'autres logiciels parfaitement fonctionnels inopérants. C'est la raison pour laquelle un expert en IA nous dit: «IA, disons Claude.md, code. L'humain conçoit le système dans lequel il code.» Autrement dit, il s'agit d'utiliser l'IA pour écrire des lignes de code sous votre surveillance et votre contrôle, et d'effectuer vous-même les autres tâches associées. D'autant que «coder» ne représente qu'environ un tiers de la tâche de programmation, à laquelle il faut ajouter d'autres composantes: processus de planification, rédaction d'un cahier des charges, etc. Tout cela nécessite bien sûr un travail effectué par l'Humain, même s'il utilise des logiciels, dont peut-être des IA. En conclusion, l'IA n'est pas un simple «idiot artificiel», mais un «idiot artificiel fonctionnel». Elle peut donner d'excellents résultats, à condition d'être utilisée de manière «intelligente»!


Comment utiliser l'IA de manière «intelligente»?

Si l'on lui demande simplement d'accomplir une tâche sans notre accompagnement, elle ne saura pas comment s'y prendre pour obtenir un résultat de qualité. Elle pourrait même rater les missions les plus élémentaires. Il faut donc la «former» à la tâche: lui indiquer clairement ce que l'on attend d'elle et lui fournir des instructions précises et complètes. Pour cela, il faut utiliser uniquement les mots qui décrivent la tâche, les plus simples et les plus courants, pas un de plus ni un mot ambigu. Il faut également les utiliser dans le contexte le plus basique possible, car l'IA ne sait pas reconnaître les nuances, les subtilités, le second degré, etc. En ce qui les concerne, elle est aussi «intelligente» qu'un tas de ferraille. Le résultat doit être vérifié pour qu'aucune «hallucination» ne vienne le gâcher et qu'il corresponde à nos attentes. En conclusion, pour y parvenir, nous devons être capables d'accomplir cette tâche nous-mêmes, au moins aussi bien, voire mieux qu'elle. Plus «intelligents» qu'elle pour bien l'encadrer. Si la tâche est complexe et nécessite plusieurs logiciels, dont des IA, il faut savoir choisir les bons, les utiliser au mieux et bien gérer l'interaction entre eux pour obtenir le produit final souhaité. C’est le minimum pour réaliser un travail de qualité avec l'IA. C'est encore plus compliqué avec l'IA dans l'entreprise.


IA et entreprises: l’écosystème de l'IA

Sous nos yeux se déploie à une vitesse fulgurante un «écosystème de l’IA» à grande échelle: des entreprises d’IA, auxquelles s'ajoute un nombre croissant d'entreprises et de personnes liées de près ou de loin à ce domaine. On y trouve des «influenceurs» qui affirment qu'il est désormais impossible de vivre sans IA, que ce soit dans la sphère professionnelle ou privée. On y trouve également les producteurs de puces sur lesquelles les IA fonctionnent, comme Nvidia, ainsi que les financeurs (fonds d'investissement, banques, États). On peut même y inclure les entreprises de construction qui bâtissent les «data centers» (les centres de données dans lesquels sont installés les ordinateurs sur lesquels tournent les logiciels que nous nommons IA). Tout ce beau monde presse aujourd’hui, et poussera encore plus fort demain, pour que nous adoptions tous l’IA. Surtout les entreprises, car elles sont de meilleures vaches à lait que les particuliers. Et cela doit se faire à très grande échelle et le plus vite possible, car le gain, le profit dans cet écosystème élargi, s'il y en a, en dépend.


IA et entreprises: elle m'aime ou elle ne m'aime pas?

Tout commence au début de l'année 2025 par une petite musique: les entreprises doivent adopter l'IA le plus vite et de la manière la plus généralisée possible. Sinon, elles allaient perdre en productivité, en parts de marché et en bénéfices, et finir par faire faillite et disparaître. Très vite, ce discours a pris de l'ampleur pour devenir tellement assourdissant que la musique d'un concert de métal passe pour une chorale de trois membres centenaires. Selon nous, ce n'est pas la bonne approche! Suivre cette voie reviendrait à un suicide économique assuré. L'adoption et l'implémentation de l'IA ne doivent pas se faire à l'improviste sous prétexte que «tout le monde le fait» (scoop: cela se passe uniquement dans les textes et les propos de ceux qui appartiennent à «l'écosystème IA» et de leurs «idiots utiles»). En revanche, les entreprises doivent adopter l'IA dès aujourd'hui, car demain, il sera peut-être déjà trop tard. Mais elles doivent le faire de manière appropriée. «Intelligente»!


Comment les entreprises doivent-elles s'y prendre?

L'implémentation de l'IA doit se faire à une échelle et dans des conditions adaptées aux besoins spécifiques de l'entreprise. Pour intégrer l'IA à l'entreprise ou pour faire entrer l'entreprise dans l'ère de l'IA (à vous de choisir la dénomination qui vous convient), il faut au minimum observer les consignes suivantes: 1. Identifier précisément les processus, les activités et/ou les tâches spécifiques de l'entreprise que l'IA pourrait accomplir plus efficacement, plus rapidement et à moindre coût que les humains. 2. Choisir soigneusement la ou les IA (performances, capacités, coûts). 3. Former le personnel afin qu'il sache faire travailler l'IA comme mentionné ci-dessus. 4. Établir des règles précises pour gérer les interactions de l'IA avec le monde extérieur à l'entreprise, son créateur en tête. Cela est nécessaire pour éviter que les données et le savoir-faire de l'entreprise soient «siphonnés» pour «entraîner» des versions futures de l'IA, voire qu'ils soient accessibles à tous ceux qui utiliseront la même IA. Ou pire: qu'ils soient vendus au plus offrant (brokers de données, autres entreprises du même secteur). 5) Interdire l'utilisation d'IA non autorisées à des fins professionnelles. Il faut établir une délimitation stricte entre les IA utilisées à titre privé et celles utilisées à des fins professionnelles afin de prévenir tout incident (conflit entre les IA, transfert de données non autorisé).


IA et entreprises: un plan B demandé

Les IA actuelles sont loin d'être parfaites et une panne est toujours possible. De plus, les entreprises d'IA ne sont pas un parangon de vertu et peuvent décider du jour au lendemain d'augmenter considérablement leurs tarifs. Cela pourrait faire exploser le budget d'une entreprise qui dépend de l'IA. Il est donc essentiel de disposer d'une solution à mettre en œuvre rapidement dans une telle situation. Une solution consiste à être préparé à employer une autre IA du jour au lendemain. Une autre serait de revenir à un fonctionnement sans IA. Selon nous, la meilleure solution reste que l'entreprise développe une IA sur mesure, seule ou en collaboration avec d'autres entreprises (ce qui permet de réduire les coûts et d'augmenter les chances de réussite). Une telle IA serait également moins «idiote» que celles fournies par les entreprises d'IA. Autre avantage: elle ne serait probablement pas affectée en cas d'éclatement de la «bulle IA».


Qu'est-ce qu'une «bulle IA»?

Une «bulle économique» (également appelée «bulle financière», «bulle spéculative» ou simplement «bulle») correspond à une situation dans laquelle le prix d'un bien est beaucoup trop élevé par rapport aux profits qu'il générera à l'avenir. Il y a alors une décorrélation croissante entre la valeur réelle du bien et le prix auquel il est changé. Au début des années 2000, on a assisté à cela avec les services fournis via Internet, la fameuse «bulle dot-com». Celle-ci a fini par faire chuter et disparaître des entreprises qui semblaient être éternelles, comme Enron et WorldCom. Aujourd'hui, nous sommes face à une «bulle IA», dans laquelle l'IA est le «bien» surévalué, et OpenAI et Anthropic sont les entreprises en pole position pour chuter en cas d'éclatement de la «bulle».


Pourquoi?

En juin 2026, l'IA n'est rien d'autre qu'un aspirateur d'argent géant qui ne rapporte aucun bénéfice. Il n'y a que des promesses fantasmagoriques d'un «lendemain qui chante» dans un futur indéterminé. Un avenir alléchant qui ne se produira que si l'IA est adoptée à très grande échelle, et si les utilisateurs, les entreprises en tête, acceptent de payer un coût qui pourrait devenir faramineux avec le temps. Si cela ne se produit pas, l'éclatement de la «bulle IA» est très probable, entraînant la faillite des entreprises d'IA ainsi que de celles qui leur sont intimement liées. Des pertes plus ou moins importantes sont également à prévoir pour tous les autres acteurs de l'écosystème de l'IA.


Mais cet éclatement viendra-t-il?

C'est très probablement le cas, car les IA actuelles prouvent chaque jour magistralement leur incapacité à générer le moindre profit pour leurs créateurs. Et cela restera ainsi, à moins qu'un miracle ne se produise: que l'IA passe de l'état d'idiot du village à celui de titulaire d'un doctorat en physique quantique. Nous croyons donc que cette «bulle» finira par éclater ; c'est une question de temps et de prise de conscience. Pour l'instant, nous vivons encore à l'ère des promesses exagérées, où chaque algorithme est présenté comme une révélation et chaque chatbot comme un «génie». Chaque nouveau produit, application ou version d'intelligence artificielle est présenté comme la «fin de l'humanité (ou la fin de la médecine, du travail, de la sécurité informatique, etc. — l'imagination des dirigeants d'entreprises d'IA et de leurs acolytes est inépuisable) telle que nous la connaissons aujourd’hui». Mais surprise! La réalité est infiniment moins spectaculaire: les performances de l'IA sont modestes (dans le meilleur des cas)! Et quelqu'un devrait payer pour les promesses qui ne se concrétisent pas.


Les perdants et les gagnants

Les entreprises d'IA, OpenAI et Anthropic en tête, résistent encore en créant le buzz et en multipliant les annonces grandiloquentes présentant des performances d'IA dignes d'un film de science-fiction. La durée de leur survie dépend du temps pendant lequel les «pigeons» (fonds d'investissement, banques, autres entreprises, États, etc.) continueront à les financer. Lorsque cela s'arrête, la «bulle» éclate et les entreprises d'IA, OpenAI et Anthropic en tête, font faillite. Elles seront alors les perdantes. Les gagnants seront les IA appartenant à des entreprises ayant une «profondeur stratégique» comme Microsoft, Alphabet ou SpaceX de Musk. Ce sont elles qui récolteront les morceaux des perdants (données, logiciels, techniciens, clients).



IA après l'éclatement de la bulle

Et pourtant, la technologie continuera d'avancer. Pas à pas, par accumulation. Tout comme Internet, qui n'est pas apparu du jour au lendemain, mais qui s'est développé progressivement. Comme le premier ordinateur. Nous pensons que l'IA va évoluer et se perfectionner, et que l'on parviendra tôt ou tard à mettre en place un modèle financier solide et réaliste. Elle deviendra alors un outil vraiment utile pour l'humanité. D'ici là, nous devrons apprendre à l'utiliser de manière responsable, en respectant les obligations légales et morales. De leur côté, les entreprises d'IA devront trouver des moyens de renforcer considérablement les protections internes de leurs programmes et applications, afin d'empêcher leur utilisation à des fins illégales et/ou immorales. Nous approfondirons ce sujet dans un prochain article.

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