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MONT-DORE DU SANCY

Série: Puy de Sancy – Le Grand.

En été 2021, nous sommes en convalescence, car le gouvernement nous a mis en confinement à trois reprises à partir de mars 2020. Officiellement, pour nous protéger du Covid-19 (mon œil !). En réalité, cela n'a servi à rien, car nous avons tous fini par être infectés tôt ou tard. En revanche, ce «traitement» a réussi à nous rendre gravement malades. À la tête. Heureusement, les «Puys» étaient là pour nous soigner. En particulier le Puy de Sancy et sa splendide commune, Le Mont-Dore.


Partir pour les découvrir s'est imposé à nous comme une nécessité, voire une obligation, cet été 2021. L'été dernier, nous avions parcouru la «Chaîne des Puys» en partant de Clermont-Ferrand. En discutant avec les habitants, nous leur avons déclaré notre flamme et notre intention d'y revenir un jour. Les gens ont été ravis, mais ils nous ont aussi conseillé d'aller voir le Puy de Sancy depuis Mont-Dore. Une étape obligatoire, un rite de passage, qui devait venir compléter l'expérience de la rencontre avec les célèbres Puys de Pariou (haut), de Dôme (bas à gauche) et de Côme (bas à droite).


Les noms

«Le Puy de Sancy» n'a pas toujours porté ce nom, mais uniquement à partir de la fin du XVIIIe siècle. Auparavant, le sommet s'appelait «Mondor» ou «Moun-Dor», en référence au domaine nobiliaire dans lequel il se trouvait. Aujourd'hui, ce nom orthographié «Mont-Dore» désigne la commune située au pied de la montagne. La ville s'est fortement développée pendant la Belle Époque, comme en témoigne l'architecture de ses bâtiments.


Mont-Dore ou Le Mont-Dore

L’ancien nom Moun-Dor est en «auvergnat», le dialecte local de la langue occitane, langue régionale développée à partir du latin vulgaire (la forme de la langue latine parlée dans les provinces de l’Empire romain). Lors de son passage dans la langue française, il est devenu «Mont-Dore». Un nom que les habitants n'apprécient guère. Ils préfèrent en effet la forme «Le Mont-Dore», qui trône fièrement sur les enseignes de la ville, mais surtout sur les panneaux de signalisation routière.



«Mont-Dore» ou «Mont d’or»?

La seule différence entre les deux est d'ordre orthographique, car ils se prononcent quasiment de la même manière. L’expression «Mont d’Or» reflète en effet la situation sur le terrain: la richesse de cette commune, tirée de sa proximité avec le Puy de Sancy. En hiver, ce sont les amateurs de ski et d'autres sports d'hiver qui viennent en nombre, attirés par les pentes bien enneigées et les nombreuses facilités mises à leur disposition.



En été, ce sont les randonneurs qui y trouvent leur bonheur. La montagne leur offre de nombreux itinéraires de randonnée de différentes distances et niveaux de difficulté, des plus courts et faciles aux plus longs et parfois un peu plus difficiles.



En été 2021, alors que de nombreux randonneurs parcouraient les sentiers du Puy de Sancy comme d'habitude, une fine équipe s'y retrouvait: la nôtre. «Nous»: moi, Angelo, Irina, mon épouse et nos deux enfants. Radu, le plus grand, et Vlad, le plus petit. Nous avons gravi plusieurs sommets: le Sancy, le Roc de Cuzeau et le Capucin, et parcouru la crête. Des images splendides sont restées gravées à jamais dans nos têtes et nos cœurs (une histoire racontée en «Puy du Sancy Grande»).


Les pépites… aquatiques

Le Puy de Sancy constitue donc une véritable mine d'or pour la ville de Mont-Dore. Ses pépites sont les trois magnifiques cascades qui ravissent les yeux et les cœurs des touristes, facilement accessibles à pied depuis la ville. Un circuit en boucle part du parking du cimetière paysager pour atteindre les cascades de Rossignol et de Queureuilh (en haut). Depuis le centre-ville, il est possible d'accéder à la Grande Cascade (en bas), magnifique, adossée à la crête du Sancy.



Une autre pépite de la même catégorie est le lac Guéry, même s'il est situé à quelques kilomètres de Mont-Dore. Nous nous y sommes rendus le premier jour de nos vacances dans le Sancy pour une randonnée d'échauffement, avant d'attaquer la montagne. Une balade facile, sans difficulté technique, mais avec de très beaux paysages qui semblent se cacher derrière les arbres.


Les autres pépites: les Thermes

C'est au XIXe siècle que les bienfaits de la station thermale du Mont-Dore sont découverts. Plus précisément, ils sont redécouverts, car leur réputation remontait à l'époque gallo-romaine de l'Antiquité, comme en témoignent les vestiges d'une agglomération urbaine, d'un temple et de thermes retrouvés à partir de 1824. Les informations sur cette période sont rares, mais ces origines ont été célébrées par l'intégration d'éléments spécifiques à l'architecture intérieure des thermes construits dans la seconde moitié du XIXe siècle.


Remarquable est la différence entre l'extérieur, beau et élégant, mais sobre et austère, et l'intérieur richement et somptueusement décoré du bâtiment principal des Thermes du Mont-Dore.


En somme, à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, la ville connaît un développement fulgurant du thermalisme. Une clientèle aisée commence à «venir aux eaux», faisant apparaître des villas coquettes, des palais fastueux, des casinos, des kiosques à musique, des marchés couverts, des gares, des parcs, etc.


Les randonnées

Les «eaux» du Mont-Dore sont en effet très réputées pour leurs propriétés curatives dans les domaines de la rhumatologie et des affections des voies respiratoires. Et la nature a très bien fait les choses: une fois leur cure thermale terminée, les curistes peuvent choisir entre plusieurs balades et randonnées pour parfaire leur traitement. Ils peuvent notamment admirer de magnifiques vues sur la crête du Sancy et sur la ville lors d'une balade facile autour du Salon du Capucin (en haut à droite).


Pour s'y rendre, empruntez le «Funiculaire du Capucin». Remarquable chef-d'œuvre de la fin du XIXe siècle, classé monument historique en 1984, il incarne à merveille le charme de la Belle Époque. Ce petit train, un véritable chemin de fer à câbles, est toujours en service. Il grimpe à flanc de vallée à la vitesse d'un mètre par seconde, ce qui peut sembler rapide et vertigineux, mais reste parfaitement sûr. C'est le plus ancien funiculaire électrique de France; il était donc respectueux de l'environnement avant même que l'écologie ne soit à la mode!


Les plus sportifs peuvent opter pour une randonnée menant à la Grande Cascade, idéalement située à la fin de la crête du Sancy. Le point de départ se trouve devant le bâtiment des Thermes, pour un trajet d'un peu plus de 2 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé positif (montée), balisé par des flèches indicatrices. Le sentier est en terre; des marches en bois ont été installées pour faciliter le déplacement et éviter les risques de glissade lorsque le sol est humide.


Une fois arrivés devant La Grande Cascade, une longue pause s'impose pour admirer sa beauté et sa majestuosité. On comprend vite pourquoi l'adjectif «grande» lui sied à merveille: avec ses plus de 30 mètres de hauteur, c'est l'une des plus longues chutes d'eau du Massif central.



Il est recommandé à ceux qui sont arrivés jusque-là de poursuivre sur la crête du Sancy. Plusieurs marches en bois facilitent la montée et la progression sur le sentier de terre. Il n'y a presque aucune difficulté pour arriver au pied du Roc du Cuzeau. En échange, la récompense est une vue magnifique sur la cascade, la ville en contrebas et un rocher sculpté de manière spectaculaire par la nature.


En revanche, nous sommes arrivés à «La Grande Cascade» en suivant le sentier de crête qui commence au sommet du Puy de Sancy, à 1 885 mètres d'altitude. En effet, nous sommes partis de la station supérieure du téléphérique et avons monté un escalier en bois de 864 marches pour atteindre le sommet, soit environ 100 mètres de dénivelé. Heureusement, la beauté du paysage qui s'offrait à nous nous a immédiatement fait oublier l'effort fourni.


Il s'agissait d'une randonnée de 9 kilomètres avec une dénivelée positive d'environ 300 mètres et une dénivelée négative de 1 000 mètres, ce qui en fait peut-être la plus difficile de la région. Le point d'orgue de cette randonnée, une fois parti du Puy de Sancy, a clairement été la montée vers le sommet du Roc du Cuzeau, 1 773 mètres d'altitude, et les vues imprenables sur les environs.


Accéder au Puy de Sancy

Pour atteindre le sommet, deux options s'offrent aux touristes, avec un grand parking situé à environ 4 kilomètres de la ville comme point de départ. Les randonneurs bien préparés peuvent emprunter un sentier qui monte parfois abruptement et comporte quelques passages un peu plus escarpés. Il faut compter environ 3 kilomètres et 400 mètres de dénivelé positif pour atteindre l’escalier menant au sommet.



L’autre option est de prendre le téléphérique qui transporte les touristes à grande vitesse vers les hauteurs. Pendant le trajet, ils peuvent admirer les merveilles créées par la nature volcanique de la montagne. Tellement belles qu'on regrette presque que la course arrive trop vite à la fin. De la gare supérieure du téléphérique débute l'escalier dont nous avons déjà parlé précédemment.


L’Église Saint-Pardoux

Dans le centre de chaque localité de France se trouve une église, voire une cathédrale dans les villes un peu plus grandes. Si le pays vante sa laïcité, force est de constater que ces églises du centre-ville sont un élément essentiel du patrimoine et attirent des foules de touristes, tant nationaux qu'étrangers. Mont-Dore ne fait pas exception: on y trouve l'église Saint-Pardoux.


Saint Pardoux, dont une statue se trouve à droite de l’entrée, est un saint à qui la croyance populaire attribue de nombreuses guérisons miraculeuses grâce aux «eaux miraculeuses». Exactement ce qu’on retrouve ici, à Mont-Dore! Construite entre 1852 et 1855, l'église est un mélange de styles néo-gothique (à l'extérieur) et néo-roman (à l'intérieur). Cet édifice a été agrandi en 1886 (crypte Notre-Dame-des-Malades).


Lorsqu'il a fallu rentrer, nous étions à la fois tristes et heureux. Tristes car nos vacances touchaient à leur fin. Heureux car nous avions vu de très belles choses, des images inoubliables: des bâtiments, des cascades. Une montagne volcanique dont les paysages rappelaient ceux d'une montagne «plissée», formée par la collision de plaques tectoniques, à l'image des Alpes.


Et une conclusion: le meilleur moyen de se guérir du COVID-19 et le «traitement» à la base d'un enfermement imposé par le gouvernement, basé sur les conseils d'«experts» particulièrement ineptes, est de partir en vacances: au grand air et dans une belle ville.



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